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Comment débuter dans l’écologie ?

Certains gestes semblent couler de source, et pourtant vouloir faire de son mieux pour préserver la planète peut être un véritable casse-tête au début ! Il faut dire que nos sociétés occidentales nous apprennent davantage la surconsommation et l’égoïsme, que prendre soin de notre habitat et du bien commun.

Voici donc quelques pistes qui ne demandent pas grand chose pour commencer en douceur et qui peuvent pourtant avoir de gros impacts positifs sur l’environnement.
MAIS, je dis bien MAIS, garde bien en tête le plus important : va à ton rythme, fais ce dont tu te sens capable et qui te semble juste, chaque mini geste que tu feras sera déjà un grand pas en avant.  Dis-toi que si tout le monde prenait la peine d’en faire autant, la planète serait déjà plus belle

Surtout ne va pas trop vite, ou t’épuiser à la tâche ni faire des concessions qui t’apporteraient plus de mal que de bien. La seule chose qui risque d’arriver est que tu finisses par baisser les bras et tout abandonner. Remettre en cause ce qu’on a toujours cru, sortir de sa zone de confort, balayer les idées reçues, changer ses habitudes de vie… Ce sont les choses les plus difficiles à faire. Et si tu m’as lue jusqu’ici, c’est que tu as déjà fait le plus grand pas.

Qui veut des changements ? / Qui veut changer ?

Certaines personnes vont d’abord se mettre au zéro déchet, d’autres vont se pencher sur les cosmétiques, pendant que pour certains ça sera plus facile de commencer par leur assiette. Il n’y a pas une meilleure façon de faire, la meilleure façon c’est celle qui te convient à TOI.

Allez, c’est parti  !

I. Réduire sa consommation de viande

Il ne s’agit pas ici d’avoir un débat sur devenir végétarien ou végétalien qui est un choix très personnel, mais simplement de lever le pied sur sa consommation de viande et de poisson.

Mais pourquoi parler de ça, et pourquoi en premier d’ailleurs ?
Parce que la production de viande est la première source de pollution au monde, devant les transports, les industries, ou n’importe quel autre domaine. Ça peut paraître très étonnant vu comme ça, mais quand on y réfléchit bien, derrière un steak se cachent : toute la nourriture nécessaire pour élever l’animal (donc les ressources énormes en eau, les pesticides, les OGM, l’appauvrissement des terres et tout ce qui va avec), le transport, les excréments des 65 milliards d’animaux abattus chaque année qu’il faut bien foutre quelque part (oh tiens, une rivière !), les fameux « pets de vache » #glamour (non non ce n’est pas une légende… Le bétail est responsable de 50% des émissions mondiales en protoxyde d’azote et de méthane dont le potentiel de réchauffement est 25 et 300 fois supérieur au CO2), tous les médicaments/vaccins/hormones de croissance distribués aux animaux (80% des médicaments produits aux Etats-Unis sont destinés au bétail),…
La facture est bien salée pour la planète…

…Et pour notre santé aussi. Ces cinquante dernières années, la consommation de viande a quintuplé. Outre l’accroissement de la population, depuis la seconde guerre mondiale et la grande période de croissance économique qui s’en est suivie, nous avons pris l’habitude de consommer de la viande à chaque repas, synonyme de richesse et bonne santé à l’époque. Pour le plus grand bonheur des industries alimentaire et pharmaceutique qui ne se privent pas d’entretenir ce phénomène à coup de lobbies et campagnes publicitaires.

Demande à mamie combien de fois elle mangeait de la viande quand elle était petite !

Sauf que notre corps, bien qu’omnivore, n’est pas fait pour assimiler autant de protéines animales. Leur surconsommation augmente les risques de maladies cardiovasculaires, diabète et surpoids. La viande rouge a d’ailleurs été classée cancérogène probable, et c’est encore pire pour la viande transformée (jambon, saucisson,…) qui a été classée comme cancérogène. Désolée #teamrillettes de casser le mythe, c’est pas moi qui le dis, c’est l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé).

Bien sûr, cette industrialisation de masse pose des problèmes éthiques. On peut facilement imaginer que lorsqu’on éprouve des émotions et des sensations comme la douleur, passer sa vie enfermé dans une cage sans voir la lumière du jour pour être prématurément envoyé à l’abattoir… C’est franchement pas la vie rêvée. C’est pourtant le cas des 2 000 animaux qui sont abattus chaque seconde dans le monde.
Bien sûr il existe des élevages plus respectueux que d’autres, cependant l’écrasante majorité de l’élevage reste intensif. Ainsi en France, 95% des cochons sont élevés sur caillebotis dans des bâtiments clos, 99% des lapins vivent en cage et 83% des poulets sont élevés en batterie. Vous savez maintenant d’où votre viande a de grandes chances de provenir et ce que vous souhaitez cautionner ou non.

Mais les Hommes ne sont pas épargnés par l’élevage intensif… A l’heure actuelle, près de 70% des terres cultivables dans le monde sont monopolisées pour faire pousser des céréales et du fourrage pour animaux. Avec exactement la même surface, on pourrait nourrir 4 fois plus de personnes en répartissant mieux les cultures. Pendant que les pays occidentaux surconsomment de la viande au détriment de leur santé, 1 milliard d’êtres humains souffrent de la faim… Et vue que la demande en viande ne cesse de croître contrairement aux continents, la forêt amazonienne se fait raser pour planter du soja OGM qui servira à nourrir le bétail. On estime à 90% la déforestation due à la culture intensive de bétail.

Heureusement que pour ta santé et ton porte-monnaie, il existe des milliers de délicieux repas végétariens : les lasagnes aux légumes grillés, une quiche épinard/chèvres, des gnocchis au pesto…

Marmiton a fait une super sélection de recettes végétariennes, tu trouveras aussi plein d’inspiration chez Stéphanie qui propose des recettes végétales sans 35186248 ingrédients bizarres et des supers recettes en vidéo de Cherry Pepper !

Et plein d’autres encore !

II. Consommer Bio et local

Bonne nouvelle, en réduisant sa consommation de viande, on va pouvoir faire des économies et donc acheter des produits Bio et locaux sans augmenter son budget alimentaire ! En tout cas, c’est ce qu’on a fait ici, car une des choses qui nous retenait pour passer au Bio… C’est le prix, on va pas se mentir !
Comme quoi, ce qui fait le budget, c’est pas vraiment le Bio mais surtout la façon de consommer (d’ailleurs on prépare un article où on explique comment consommer de façon bio fait faire des économies !).

Tu remarqueras qu’on associe Bio ET local. Si on ne cautionne pas de faire parcourir des milliers de kilomètres à nos aliments, c’est pas pour accepter de répandre des pesticides sur nos terres. L’un ne va pas au détriment de l’autre, d’autant plus lorsqu’on a la chance de vivre dans un pays qui nous permettent d’allier les deux.
#révélation : bien sûr qu’il nous arrive de manger du chocolat ou boire du café, et même d’acheter un avocat espagnol (bouuuuuuuuuuuuh). Bah oui… Ca s’appelle vivre aussi. Encore une fois, personne n’est parfait, nous faisons ce que nous pouvons, il faut savoir balayer devant sa porte

Consommer Bio ET local

III. Limiter les déchets

Dans un premier temps, tu peux faire attention aux emballages des produits que tu achètes. Privilégie au maximum le carton ou le verre par exemple qui peuvent être recyclés plutôt que le plastique qui finira incinéré ou enfoui sous terre.
Tu peux aussi, petit à petit, remplacer les produits jetables par des alternatives durables. Il existe la cup pour remplacer les tampons hygiéniques, l’essui-tout lavable, les cotons démaquillants lavables, l’oriculi pour remplacer les cotons tiges, les sacs en tissus pour aller faire ses courses,…
La planète te remerciera et en plus tu feras de sacrées économies sur le long terme !

Le fait maison est un allier indéniable du super-héro Zéro Déchet ! Que ce soit au niveau alimentaire, cosmétique ou ménager, faire ses propres produits génèrent bien souvent beaucoup moins de déchets. Afin de ne pas se laisser déborder, l’organisation est le maître mot ! Cuisiner en grandes quantités puis congeler pour ne pas avoir à cuisiner à tous les repas, faire participer la famille, moins procrastiner (je dis ça, je dis rien),… Et surtout revenir à la simplicité !  Y’a plus rien pour le goûter ? Un pain avec de la confiture fera parfaitement l’affaire. Ou encore ne pas tomber dans le piège des recettes interminables aux 1574613 ingrédients alors qu’on peut faire tellement simple sans se prendre la tête (comme notre crème hydratante prête en moins d’une minute et avec 2 ingrédients).

Hors de question de devenir esclave de sa cuisine sous prétexte d’être écolo nanmého !

IV. Arrêter de SURconsommer

On a tendance à vouloir tout acheter, tout de suite et d’un coup. Je suis certaine que parmi tes 10 derniers achats, il y a en une partie qui n’était pas indispensable tout bien réfléchi, et une autre dont tu ne te souviens même pas avoir achetée (ce qui prouve bien leur nécessité, hem). Bon forcément, cette phrase tombe à l’eau pour les super écolos qui lisent cet article, me cassez pas !
Avant d’acheter quelque chose, réfléchis à deux fois si ça t’est vraiment utile, est-ce que tu seras vraiment plus heureux.se après l’avoir acheté ? Si oui, très bien ! Si non… Tu sais ce qu’il te reste à faire (un virement sur notre compte avec l’argent non dépensé par exemple ).

Avoir besoin de quelque chose, c’est tout à fait normal. En revanche ce qui l’est moins, c’est d’avoir le réflexe d’aller systématiquement au magasin. De cette façon, on ne fait qu’augmenter sans cesse la demande, et les industriels produisent toujours plus pour la satisfaire. Pourtant il existe plein d’autres façons de consommer qui sont meilleures pour l’environnement et qui sont bien plus économiques. Il existe des millions d’objets de seconde main, certains en excellent état, voire même neufs (j’ai acheté de splendides bottines de marque avec encore l’étiquette dessus pour 10€ !). Acheter d’occasion permet à des objets d’éviter la poubelle, ne pas faire augmenter la demande, et réaliser de belles économies. Et si on troc, alors là c’est bingo 😉 !

On l’oublie aussi, mais pour des besoins ponctuels, on peut très bien s’arranger entre amis ou voisins pour se prêter des choses ! J’emprunte mes livres à la bibliothèque, quand maman a besoin de faire une charlotte elle m’emprunte mon moule (pour le nombre de fois où ça arrive, je m’arrange pour faire un autre gâteau à ce moment là), quand nos amis n’ont pas assez de chaises pour une soirée on ramène les nôtres avec plaisir,… Tout ces exemples pour dire que c’est dommage de dépenser des sous pour s’encombrer avec quelque chose qui sert 1 fois par an.

Avant d’acheter, pense à des plateformes comme LeBonCoin, les groupes Facebook locaux, les friperies, Emmaüs, AlloVoisins (un site pour louer du matériel ou des services entre voisins), ou encore MyTroc (sur le même principe mais qui utilise une monnaie virtuelle).

V. Faire attention aux énergie

Appuyer sur un bouton pour avoir de l’électricité, ouvrir le robinet pour avoir de l’eau qui coule… Des gestes tellement simples qu’on en oublie que ces ressources sont précieuses et que seule une partie du globe y a accès. Bien qu’on ne le voit pas, avant d’arriver chez nous, produire et acheminer ces énergies ont demandé des ressources et engendré de la pollution. Alors la moindre des choses que l’on puisse faire c’est d’essayer de ne pas les gâcher.

Il existe des gestes simples comme : placer une bouteille d’eau dans le réservoir des toilettes pour utiliser moins d’eau quand on tire la chasse, utiliser des multiprises avec un interrupteur pour l’éteindre facilement et éviter que les appareils en veille continuent de consommer (notamment la nuit), récupérer l’eau qui coule dans la douche à l’aide d’une bassine en attendant qu’elle soit chaude (on pourra arroser les plantes, nettoyer, remplir le réservoir des WC), récupérer l’eau du sèche-linge pour le fer à repasser (pour ceux qui en ont !), mettre un couvercle sur sa casserole pour que ça chauffe plus vite, mettre un petit gilet plutôt qu’augmenter le chauffage…

Si tu as d’autres idées de petits simples gestes à mettre en place, partage les dans les commentaires

N’oublie pas, le principal est de faire son maximum, et de se sentir en phase avec soi même. Ton maximum est différent du mien, et ton maximum d’aujourd’hui ne sera pas le même que celui de demain. Il sera peut-être plus élevé, il sera peut-être plus bas, mais qu’importe puisque c’est le meilleur que tu puisses faire à ce moment là.

13 likes, la classe ! 😉

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